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L’importance des diagnostics immobiliers dans la vente d’un bien

Publié le 21/05/2026

L’importance des diagnostics immobiliers dans la vente d’un bien

Les diagnostics immobiliers sont des éléments incontournables dans toute transaction immobilière. Ils visent à informer l’acheteur sur l’état du bien et à sécuriser la vente, en apportant une transparence essentielle. Qu’il s’agisse d’un bien en copropriété ou d’un bien individuel, ces diagnostics permettent d’identifier des risques ou des défauts qui pourraient impacter la valeur du bien, la sécurité des occupants, ou même la validité juridique de la vente.

En effet, l’absence ou la mauvaise réalisation de certains diagnostics peut engager la responsabilité du vendeur, voire entraîner la nullité de la vente ou des actions en justice de la part de l’acquéreur. Par ailleurs, certains diagnostics sont obligatoires, et leur remise à l’acheteur fait partie intégrante du Dossier de Diagnostic Technique (DDT), qui doit être annexé à la promesse de vente ou à l’acte authentique.

 

Diagnostics immobiliers obligatoires lors d’une vente

Voici les diagnostics les plus importants que l’on rencontre systématiquement, qu’il s’agisse d’un bien en copropriété ou non :

  1. Le diagnostic de performance énergétique (DPE)
    Il indique la consommation énergétique du logement et son impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre. C’est un diagnostic majeur car il permet à l’acheteur d’estimer ses futures charges et d’évaluer la performance énergétique du bien. Depuis 2021, le DPE est opposable, ce qui signifie qu’en cas d’erreur, l’acheteur peut se retourner contre le vendeur.
  2. Le constat de risque d’exposition au plomb (CREP)
    Ce diagnostic est obligatoire pour les logements construits avant 1949, afin de détecter la présence de plomb dans les peintures. Le plomb est toxique, notamment pour les enfants, et ce diagnostic vise à protéger la santé des futurs occupants.
  3. L’état mentionnant la présence ou l’absence d’amiante
    Obligatoire pour les bâtiments dont le permis de construire a été délivré avant juillet 1997, ce diagnostic identifie la présence d’amiante qui représente un risque sanitaire grave en cas de dégradation.
  4. L’état des risques et pollutions (ERP)
    Ce document informe sur les risques naturels (inondations, mouvements de terrain), technologiques, sismiques, miniers ou radon auxquels le bien est exposé. Il est important pour que l’acquéreur connaisse les éventuelles contraintes liées à la localisation du bien.
  5. Le diagnostic termites
    Dans certaines zones géographiques définies par arrêté préfectoral, ce diagnostic est obligatoire pour informer sur la présence ou l’absence de termites ou autres insectes xylophages, qui peuvent fortement détériorer la structure du bâtiment.
  6. Le diagnostic gaz et électricité
    Obligatoire lorsque les installations ont plus de 15 ans, ces diagnostics permettent de vérifier la sécurité des installations et d’éviter les risques d’accidents domestiques.
  7. Le diagnostic assainissement non collectif
    Si le bien n’est pas raccordé au tout-à-l’égout, ce diagnostic est obligatoire pour vérifier le bon fonctionnement de la fosse septique ou autre système d’assainissement individuel.

 

Diagnostics spécifiques à la copropriété

Lorsqu’il s’agit d’un bien en copropriété, certains diagnostics ou documents supplémentaires doivent être fournis, notamment :

  • Le diagnostic de performance énergétique collectif : parfois réalisé sur l’ensemble de l’immeuble, il peut compléter le DPE individuel.
  • Le dossier de diagnostics techniques (DDT) complet fourni par le syndic, comprenant notamment :
    • Le diagnostic amiante des parties communes,
    • L’état de l’installation intérieure de gaz et d’électricité dans les parties communes,
    • Le diagnostic plomb si l’immeuble est ancien,
    • Le diagnostic technique global (DTG) pour informer sur l’état général de l’immeuble et les travaux envisagés.

 

La loi Carrez : une obligation majeure dans la vente en copropriété

En plus des diagnostics techniques, la loi Carrez constitue une obligation essentielle lors de la vente d’un bien en copropriété. Elle impose au vendeur de mentionner dans tout avant-contrat ou acte de vente la superficie privative exacte du lot vendu, calculée selon des règles précises.

Cette mesure vise à protéger l’acheteur en évitant les surprises liées à la superficie réelle du logement, qui peut parfois être inférieure à celle annoncée. Le mesurage selon la loi Carrez ne prend en compte que les surfaces de plancher des parties privatives, hors murs, cloisons, gaines, embrasures, et exclut les surfaces inférieures à 1,80 mètre de hauteur.

L’absence ou une erreur significative dans la mention de la superficie Carrez peut entraîner une réduction proportionnelle du prix de vente, voire une annulation partielle de la vente si l’écart dépasse 5%. Cela souligne l’importance de ce diagnostic dans la sécurisation juridique de la transaction.

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